Les 5 R, la règle du zéro déchet

Il y a quelques temps, une copine m’as demandé comment j’étais devenue zéro déchet, et je vous parlerai du processus de transition dans un prochain article mais ça m’as rappelé qu’au début j’avais mis en place quelques « outils » pour me faciliter la transition, parmi lesquels la règle des 5 R.

J’ai découvert la règle des 5 R grâce à mes lectures sur le mode de vie Zéro Déchet. Cette découverte, à l’époque où j’étais perdue dans les débuts de ma démarche, à été une vraie guideline!

Lorsqu’on commence une transition, il est difficile de savoir comment faire et j’ai trouvé qu’avoir des règles auxquelles me référer pour minimiser mon impact et réduire mes déchets, était très rassurant.

Voici donc les 5 points de cette méthode :

1. Refuser ( ce dont on n’a pas besoin ).

Alors évidement on se dit tout de suite qu’on a pas besoin des produits à usage unique, des emballages et qu’il faut privilégier les achats sans déchet comme le vrac.

Oui, mais pas seulement, et c’est sans doute là que réside toute la difficulté d’une transition vers le zéro déchet, parce que cette première règle, au delà de son aspect pratique pousse à questionner la notion même de besoin et nécessite d’apprendre à différencier un besoin d’une envie.

J’avais alors cherché à comprendre ce qu’est un besoin, et réflexe conditionné de gosse, j’ai ouvert le dictionnaire et voici ce que le Larousse disait :
Besoin : nom masculin, (francique * bisunnia, soin)
Exigence née d’un sentiment de manque, de privation de quelque chose qui est nécessaire à la vie organique : Besoin de manger, de dormir.

J’en ai donc déduit que tout ce qui n’était pas nécessaire à ma vie, ce que l’on retrouve dans la Pyramide de Maslow, pouvait être rangé dans la case des envies.

2. Réduire ( ce dont on a besoin ).

Quand on questionne ses besoins et ses envies, il apparait assez vite que tout ce qui relève de l’envie peut être réduit, et que notre consommation de biens est très souvent liée à la satisfaction d’une envie plus que d’un besoin.

En prenant conscience de ça et en m’obligeant à différer mes achats pour me laisser le temps de réfléchir à sa nécessité, j’ai énormément limité mes achats depuis le début de ma transition et tous ceux qui n’étaient pas liés à un besoin, ont été fait en pleine conscience.

3. Réutiliser ( tout ce qui peut l’être ).

Réparer, prolonger, upcycler, réutiliser, acheter de seconde main… ces réflexes sont devenus incontournables.

Lorsqu’un achat passe le test du temps que je me laisse pour savoir si il est nécessaire, si je n’y ai pas trouvé d’alternative, je vais privilégier les achats d’occasion.

Pour la maison, outre les vide grenier et les ressourceries, Leboncoin est devenue ma plateforme préférée. J’y ai trouvé quasiment tous les objets que j’ai acheté ces 4 dernières années. Je privilégie les achats autour de moi et seulement si je ne trouve pas j’envisage l’envoi postal.
Pour les vêtements, les friperies et Vinted sont aussi très pratiques. J’en achète peu car mes penderies débordent et que 5 ans dans la mode m’ont forgé le gout des vêtements de bonne qualité qu’on garde des années mais comme je porte beaucoup de baskets, je les achète neuves sur ce site.
Enfin, j’ai une passion secrète pour pour le mobilier vintage de certains designers et de temps en temps je m’offre une pièce trouvée sur Selency.

4. Recycler (tout ce qui ne peut pas être réutilisé).

Dans la démarche zéro déchet, le recyclage n’est plus le premier réflexe écologique à avoir, mais la dernière solution à envisager quand on ne peut pas faire autrement.
Aujourd’hui seul 9% des déchets recyclables dans le monde sont effectivement recyclés, le reste fini incinéré dans le meilleur des cas, enfouis ou dans nos océans dans le pire des cas.

Je me suis imposée de n’accepter que certains types d’emballages qui se recyclent bien : Le papier ( je le recycle moi-même ), le verre et l’aluminium.

5. Rendre à la terre ( en compostant les déchets organiques ).

Composter est la façon la plus naturelle de traiter les déchets organiques.
A l’exception de quelques aliments qu’il faut éviter de mettre dans les lombricomposteurs ( viandes, poissons, laitages, agrumes, oignons et ail ), tous les déchets organiques peuvent être compostés, même en appartement grâce au lombricomposteur ( je vous raconte bientôt mon aventure avec les lombrics… ).

Voilà, ces 5R me sont toujours, même 4 ans après ma transition, d’une grande utilité et j’espère que cet outil vous aidera à avancer dans votre démarche.

Des questions? Des remarques? C’est juste en dessous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *