La Mano, chaussures à la demande

Quand j’ai décidé de créer ce blog, j’avais à cœur de valoriser les initiatives responsables et durables. De celles qui nous permettent de nous rendre compte de l’importance de consommer autrement, pour soutenir ceux qui portent une autre vision du monde. Aujourd’hui je vous présente La Mano, une marque responsable de chaussures sur mesure et à la demande.

Il y a plus de dix ans, Kively G. est entrée dans ma vie. Les années fac, une de mes plus belles rencontres. D’amies à colocataires, déjà étudiantes nous aspirions à plus, à mieux. Aujourd’hui elle est partie vivre un peu plus loin, mais elle reste une des personnes pour qui j’ai un immense respect et une affection sans limite. Je suis très fière de vous faire partager l’admiration que j’ai pour la femme, la mère et la créatrice qu’elle est devenue.

Interview au pied levé…

Quel est ton parcours ?
Bien avant mon atelier de chaussures, j’ai été rédactrice web dans la musique, assistante sur des shootings, vendeuse dans une boutique de souvenirs à paris, serveuse dans différents restos… rien a voir avec l’artisanat. J’ai habité à Paris, puis à Vérone et enfin à Athènes.

Comment en es tu arrivée à faire des chaussures?
Quand je suis devenue maman, j’ai ressenti le besoin de faire un métier palpable, avec un résultat immédiat. Le hasard des rencontres a mis sur mon chemin un créateur de chaussures à Athènes qui m’a pris sous son aile et m’a montré le métier.

Depuis combien de temps fais tu ça et comment t’es tu formée ?
Depuis quatre ans. Je me suis d’abord formée sur le tas puis j’ai intégré un cours en atelier de design et de fabrication de chaussures.

Comment présenterais tu ton travail ?
Je fabrique des chaussures de A à Z. Je couds, je monte, je fabrique la semelle, le talon…  Tout est fait maison. La tradition a voulu que ce soit un métier fait par des hommes, pour des hommes. Je propose aux femmes des chaussures fabriquées avec le savoir faire des bottiers, à la main et sur mesure.

Comment choisis-tu tes matières premières ?
Je choisis des cuirs certifiés aux normes européennes, aux teintures végétales et j’achète des matières premières locales. Le cuir est une matière que j’aime travailler, elle est précieuse. On ne gaspille pas une matière précieuse.

Quelle est ta vision de la mode aujourd’hui ?
La mode aujourd’hui est une immense industrie polluante qui opprime beaucoup de travailleurs de par le monde, parfois même des enfants. Le savoir faire et la qualité ne s’adressent plus qu’à une minorité aisée. La vitesse à laquelle les collections s’enchaînent provoque des achats boulimiques, immédiats.

Dans une économie basée sur la consommation et le tout jetable, comment te positionnes-tu en tant que créatrice?
Je m’inscris dans la philosophie Slow Fashion. C’est à dire que je produis peu, voire à la demande, et par conséquent je ne gaspille pas. Les chaussures sont travaillées pour durer plusieurs années. C’est pourquoi je crée des modèles aux lignes classiques, qui peuvent être portés longtemps.

Quelle est la place de ton métier dans ta vie et quelles valeurs souhaites-tu transmettre ?
J’aime consacrer du temps à mon métier. Je n’ai jamais l’impression de perdre mon temps à faire des chaussures. Si il y a une chose que j’aimerais transmettre c’est celle-ci : l’important ce n’est pas de faire de grandes choses, mais de faire chaque petite chose de façon exceptionnelle.

Quels sont tes projets ?
J’aimerais ouvrir une boutique à Corfou dans les années à venir. Et pourquoi pas organiser des ateliers de confection de sandales.

Pour trouver chaussure à votre pied, ou pour en savoir plus rendez-vous sur son compte Instagram et sur son Facebook

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